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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 19:57




classement des chefs d’Etat africains les plus âgés et ayant la plus grande longévité en exercice

Omar Bongo, considéré comme le doyen des présidents africains, est mort à l’âge de 73 ans, après 41 ans d’un règne sans partage sur le Gabon. Il n’était pas le seul vieux président à s’agripper au pouvoir. Nombreux sont les chefs d’État qui gardent les rênes de leurs pays pendant plusieurs décennies, et/ou restent à leur poste malgré un âge bien avancé. Petit tour d’horizon des indéboulonnables et des papys présidents.

La palme des indéboulonnables revient au colonel Mouammar Kadhafi. Il s’est autoproclamé « Guide de la grande révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste » il y a 39 ans, en 1970, soit deux ans seulement après le président gabonais, Omar Bongo. Sept ans plus tard, Sassou Nguesso prend les rênes de l’Etat congolais après l’assassinat de Marien Ngouabi. Il est nommé président en 1979, mais il perd les élections en 1992 contre Pascal Lissouba et ne revient qu’en 1997, ce qui le fait descendre à la cinquième place de notre classement des plus longs règnes. En 1979, deux dirigeants s’installent durablement au pouvoir : Theodoro Obiang en Guinée Equatoriale, et José Eduardo dos Santos en Angola. Le premier renverse son oncle Macías et prend la tête de l’Etat. Seul candidat aux élections, il est réélu en 1989 puis à tous les scrutins qui suivront, malgré une tentative de démocratisation en 1992. Quant au président angolais, il succède sans être élu à Agostinho Neto, décédé la même année. En 1992, la guerre civile éclate suite à un scrutin contesté, mais il ne quitte pas le pouvoir. Il avait pourtant promis de céder sa place au retour de la paix dans le pays. Les années 80 ont vu arriver une dizaine de présidents qui comptabilisent plus de vingt ans de magistrature suprême. L’égyptien Mohammed Hosni Said Moubarak a été intronisé en 1981, suivi de près par le camerounais Paul Biya, au pouvoir depuis 1982.

Sur le continent, certains chefs d’Etat se distinguent aussi par leur âge avancé. Treize présidents en exercice ont aujourd’hui plus de 70 ans. Les plus vieux sont le zimbabwéen Robert Gabriel Mugabe, 85 ans, à son poste depuis 22 ans, et Girma Wolde-Giorgis Lucha, président de l’Ethiopie depuis 2001. Leur cadet, Abdoulaye Wade, aujourd’hui âgé de 83 ans, a été élu à la tête du Sénégal il y a 9 ans. Avec deux ans de moins, Mohammed Hosni Said Moubarak, président égyptien depuis 1981, est le plus jeune des octogénaires. Beaucoup de ces papys présidents ont été investis il y a moins de dix ans. C’est le cas de Bingu Wa Mutharika, 75 ans, élu à la tête du Malawi en 2004 puis en 2009, et de la libérienne Ellen Johnson-Sirleaf, 71 ans, première présidente africaine, en fonction depuis 2006.

Tous ces vieux présidents font état de bilans divers et ne peuvent, bien sûr, être mis sur un même pied. Mais force est de reconnaître que c’eût été une chance pour le continent africain si, plus souvent dans les hautes sphères des Etats, vieillesse rimait avec sagesse.


Les papys présidents

1. Robert Gabriel Mugabe, 85 ans, président du Zimbabwe depuis 1987

1 ex æquo. Girma Wolde-Giorgis Lucha, 85 ans, président de l’Ethiopie depuis 2001

2. Abdoulaye Wade, 83 ans, président du Sénégal depuis 2000

3. Mohammed Hosni Said Moubarak, 81 ans, president de l’Egypte depuis 1981

4. Mwai Kibaki, 78 ans, président du Kenya depuis 2002

5. Paul Biya, 76 ans, président du Cameroun depuis 1981

6. Bingu Wa Mutharika, 75 ans, président du Malawi depuis 2004

7. Hifikepunye Lucas Pohamba, 74 ans, président de la Namibie depuis 2005

8. Zine El-Abidine Ben Ali, 73 ans, president de la Tunisie depuis 1987

9. Rupiah Banda, 72 ans, président de la Zambie par intérim depuis 2008

9 ex æquo. Bouteflika, 72 ans, président de l’Algérie depuis 1999

10. Ellen Johnson-Sirleaf, 71 ans, présidente du Libéria depuis 2006

10 ex æquo. Mamadou Tandja, 71 ans, président du Niger depuis 1999



Les indéboulonnables

1. Mouammar Kadhafi, guide lybien depuis 1970

2. Theodoro Obiang Nguena Mbasogo, président de la Guinée équatoriale arrivé au pouvoir en 1979

3. José Eduardo dos Santos, président angolais depuis 1979

4. Mohammed Hosni Said Moubarak, président égyptien depuis 1981

5. Denis Sassou Nguesso, président congolais depuis 1977 (absent de _ 1992 à 1997)

6. Paul Biya, président camerounais depuis 1982

7. Yoweri Museveni, président ougandais depuis 1986

8. Mswati III, roi du Swaziland depuis 1986

9. Robert Gabriel Mugabe, président zimbabwéen depuis 1987

10. Zine El-Abidine Ben Ali, président tunisien depuis 1987

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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 10:35

L

Entre Ali Ben Bongo et sa sœur aînée Pascaline, ça pétrole sec pour prendre le fauteuil de papa et tenir les mallettes.

           L’Envoyé spécial du « Figaro » (17/06) aux obsèques du président gabonais Omar Bongo Ondimba a cru saisir ce jour-là des « regards pas trop fraternels » dans la progéniture du défunt, ce qui n’a rien d’invraisemblable. Les énormes enjeux politiques et financiers de l’héritage incitent plus aux déchirements saignants qu’à la concorde familiale. D’autant que du monde se presse au portillon. « Prolifique » personnage-« un signe positif de vigueur », disait-il, le regretté Omar Bongo, deux fois marié, mais toujours disponible, n’aurait pas engendré moins de 70 enfants, selon les estimations les plus généreuses. A la vérité, il pourrait y avoir quelques adoptés dans le lot.

            Plus magnanime que certains de nos grands souverains à nous, Omar, dit-on aussi, a reconnu tous ses enfants, d’ailleurs conçus dans différentes ethnies, histoire sûrement de consolider l’unité nationale. Les devoirs de chef d’Etat ne présentent pas que des désagréments. Bien sûr, dans la bongocratie, les 70 bambins n’ont pas eu droit ou ne sont pas appelés aux mêmes honneurs. L’un d’eux fait toutefois, et notamment dans la presse française, figure de favori à la succession : il s’agit de l’actuel ministre de la Défense, et depuis une décennie, Ali Ben Bongo, 50 ans, fils de la première épouse de papa, la chanteuse Joséphine, qui s’est rebaptisée Patience  après son divorce. Un prénom qui venait peut être un peu tard.

            Né Alain Bernard, Ali, lui, n’a arabisé son prénom qu’après la conversion de papa Omar (Albert-Bernard à l’origine) à l’islam, en 1973. Collège protestant renommé, très chic établissement privé de Neuilly, puis fac de droit Panthéon-Sorbonne, Bongo père a veillé au mieux à la formation de son fils aîné, dont il a fait par la suite un éphémère ministre des Affaires étrangères, puis un plus durable titulaire des armées.

            « Il aura peut être ma voiture, ma maison, mais pas mon siège », disait cependant d’Ali le Grand Disparu. Ce n’est pas aujourd’hui l’avis de Paris. Alors que l’ex-président était encore sur son lit de douleur d’un hôpital de Barcelone, Ali, et Ali seul, était reçu à déjeuner à l’Elysée par le conseiller africain de Sarko, Bruno Joubert. Entrevue mitonnée par l’inévitable Robert Bourgi, le rescapé de l’ère paléolithique Foccart, et qui n’appelait Bongo que « Papa ». Le tout naturellement dans le plus grand respect de la liberté de choix des gabonais.

            Car les gabonais vont ou doivent voter. Et, selon la constitution, quarante-cinq jours au moins après la disparition de leur Grand Timonier. Seul ennui, la présidente du Sénat, chef de l’Etat par intérim, et quelques pontes du clan Bongo bassinent tellement le monde avec une nécessaire révision préalable des listes électorales qu’on en vient à douter et de la date et même de la tenue de cette consultation. A raison de quelque 600.000 électeurs, l’opération de révision n’est pourtant pas insurmontable.

            En tout état de cause, s’il maintient, comme prévu, le cap, Ali trouvera sa sœur aînée, Pascaline, 52 ans, plus qu’un pilier du régime. Diplômée de Dauphine et de l’ENA (dans une section « spéciale étrangers »), elle fut tout d’abord la dircab’ présidentielle de papa (tout visiteur d’Omar passait inévitablement par son bureau). A ce jour, selon toutes les apparences, elle garde également la haute main sur les biens et les finances familiales, qui sont aussi à l’occasion les finances nationales (et réciproquement). C’est notamment- minuscule exemple- avec un chèque de la Paierie nationale gabonaise que notre amie a pu s’offrir le fin du fin de la maison Mercedes- Daimler. C’est « la pédégère de Bongo SA », ricane un opposant.

            Rude boulot, en tout cas, que le sien. Rien qu’en France, Omar détenait plusieurs dizaines de comptes et 17 résidences pour lui tout seul (1), rarement du genre Maisons Phénix. Toutefois, à défaut de se présenter ou de se pousser elle-même, Pascaline, selon de persistantes rumeurs, pourrait mettre en avant surtout pas son frère Ali, mais son actuel compagnon le ministre des Affaires étrangères Paul Toungui, ou bien encore son ex-mari, Jean Ping, d’origine asiatique, ex-éminence lui aussi et vétéran du régime.

            Il est bien sûr d’autres Bongo en vue dans la vie publique de Libreville, ils ne pèsent pas le poids de leurs aînés. Si Christophe B. gère sans trop d’histoire l’importante Banque gabonaise du développement, le frérot Anicet a été éjecté de ses fonctions de directeur d’une télé nationale par la présidente de son conseil d’administration, sa propre sœur Pascaline. Tous nos encouragements aux quelques ministres ou figures d’une opposition bien douce qui remuent en ce moment des idées de candidature !

            « Les Bongo ont tout intérêt à s’entendre entre eux et à se partager les tâches s’ils ne veulent pas tout perdre (pouvoir et fric) en se déchirant », estime un habitué du Gabon. Ce qui serait en effet bien dommage pour eux. On n’en dira peut-être pas autant pour le pays.

1: acquis sur fonds publics. La cour d'appel de Paris,doit se prononcer à la mi-septembre sur le bien fondé d'une enquête à ce sujet.

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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 10:29

 

 

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Le roi de la pop music a brutalement tiré sa révérence hier 25 juin 2009.Celui qui lira ces lignes comprendra donc que nous voulions réunir ces trois figures inégales de notre récente actualité en un pensum qu’autoriserait la question suivante : quel fil d’Ariane trouver entre l’élection magnifique d’Obama, la disparition banale du dictateur Bongo et la mort tragique de la star mondiale Michaël Jackson ? Osons ici un triple parallèle éclairant. Au lecteur d’en mesurer la pertinence.

  

 

Le roi de la pop music a brutalement tiré sa révérence hier 25 juin 2009. Sur toute la surface de l’astre bleu que nous habitons, astre qui nous attend dans la béance de notre ultime naissance tragique, une onde de tristesse s’est répandue en tous ceux qui avaient idée de son immense talent. Cette onde de tristesse, trempée de mélancolie nostalgique, m’a cueilli au pied de mon lit ce matin, émanant de mon  radioréveil comme un coup de semonce. A côté des frasques de l’enfant pas trop gâté que fut cet artiste légendaire, y a-t-il possibilité de l’insérer dans la trame des grands événements du XXème siècle ?

 


Que nous apprendra donc cette année 2009, qui nous fait passer des cimes de la joie aux abîmes de la tristesse, en passant par la fadeur des vanités humaines ? Dans la rupture avec le XXème siècle défunt, 2009 vient d’arracher la palme d’or au 11 septembre 2001 car en cette seule année 2009, et avant qu’elle n’ait brisé ses deux semestres, nous avons visité le paradis des valeurs universelles avec l’élection du noir américain Barack Obama à la  tête de la nation la plus puissante du monde. Nous avons été ainsi dans les cimes de l’espérance. Dans cette seule et même année qui n’a décidément pas fini de nous surprendre, voici que disparaît prématurément un personnage de légende, dont la musique a marché sur la lune, brisant et traversant à tout jamais les frontières des genres musicaux, articulant le cinéma, le théâtre, la danse, le chant et l’électronique, dans un seul et même groove torride. Dans cette seule et même année 2009 qui est loin d’être finie, si notre prémonition s’avère juste, un dictateur pilier de la Françafrique s’en est banalement allé, livrant son pays à une course à la succession, et suspendant par son contre-modèle l’espoir des peuples d’Afrique centrale de voir leur souveraineté enfin exprimée dans des consultations électorales indépendantes.

 

Celui qui lira ces lignes comprendra donc que nous voulions réunir ces trois figures inégales de notre récente actualité en un pensum qu’autoriserait la question suivante : quel fil d’Ariane trouver entre l’élection magnifique d’Obama, la disparition banale du dictateur Bongo et la mort tragique de la star mondiale Michaël Jackson ? Osons ici un  triple parallèle éclairant. Au lecteur d’en mesurer la pertinence.

 

I- Obama à Washington : la mondialisation des destins

La prise de pouvoir d’Obama – né d’un kenyan et d’une américaine-  à  Washington en janvier 2009, après sa victoire à la présidentielle américaine de novembre 2008, s’est déroulée devant le monde entier comme un rêve éveillé. Dans le bluff de cette éclatante victoire,  on commence à peine à mesurer le renversement gigantesque qu’elle augure, car en fait elle n’est pas seulement avènement précurseur du monde post-racial, elle signe l’entrée radicale de la planète dans la mondialisation des destins. Parti des enclaves de la race, de la classe socioprofessionnelle de ses parents, de la fragilité de ses liens avec les clans traditionnels de pouvoir aux Etats-Unis, Obama a su échapper au clivage racial, au clivage religieux , au clivage économique et au clivage proprement politique pour s’imposer devant un candidat républicain, blanc, avec une majorité d’électeurs blancs et une fonte du camp conservateur devant la houle citoyenne qu’il a levée.

 

Face aux problèmes politiques, sociaux, culturels, économiques et sécuritaires qui les enserrent, les américains ont donc choisi la voie réaliste et pragmatique de l’ouverture au monde à travers le choix du programme incarné par le candidat qui faisait davantage pont et entente entre l’Amérique et le monde.  Face à l’alternative entre le repli sécuritaire et la poursuite de la doctrine cynique du preventive war, d’une part, et d’autre part, le choix d’une ouverture responsable de la société américaine aux problèmes des masses américaines et internationales, l’Amérique, en choisissant Obama, a choisi  la mondialisation des destins. Cette nouvelle modestie, frappée au coin de la vigilance, de l’exigence de justice et de l’effort de recourir de façon seulement exceptionnelle aux armes, fait aujourd’hui la nouvelle carte d’identité diplomatique de l’Amérique.

 

Nous entendons par mondialisation des destins, la prise de conscience concrète et empathique de l’impact des drames de toute société du monde sur toutes les autres : impact écologique de l’industrialisation des puissances économiques de la planète ; impact social et migratoire des grands conflits militaires sur l’équilibre démographique des Etats ; impact économique des effondrements entrepreneuriaux sur l’équilibre des nations autrefois polarisées par l’horizon idéal du plein emploi ; impact politique des violations délibérées des droits de l’Homme sur le fonctionnement de la justice internationale ; impact des politiques d’armement nucléaire sur l’équilibre géostratégique planétaire, etc. Nous sommes entrés pour ainsi dire dans un monde ou chaque petite cause peut générer de grandes conséquences.  Il reste à savoir ce qui a d’une part rendu possible un tel monde, et d’autre part, ce qui résiste à la prise en charge d’un tel monde. Or justement, la disparition  problématique du dictateur Bongo en Afrique centrale illustre bien la résistance du vieux monde de domination aveugle que l’élection d’Obama révèle dans toute son obsolescence. Parlons donc de ce monde cynique qui résiste avant de nous focaliser sur la figure de précurseur de Jackson pour la mondialisation actuelle des destins.

 

 

II Bongo, l’anti-héros archaïque : une vision étroite du monde

En effet, la mondialisation des destins doit mettre fin aux hommages à la bêtise humaine. Voici, avec Albert Bongo, alias Omar Bongo, alias Omar  Bongo Ondimba, le genre d’individus qui auraient dû constituer un non-événement pour l’Histoire. Ce petit commis des postes du Gabon français, ex-soldat de l’armée coloniale française, est arrivé à 32 ans, avec le soutien armé et cynique de la puissance d’exploitation française, à la tête de l’Etat gabonais « indépendant », qui s’est révélé être un vassal des multinationales pétrolières, minières et forestières du grand capitalisme français. Entré dans l’Histoire par la petite porte des lâches qui livrent leur peuple et leurs terres aux appétits voraces des plus puissants de la planète, Bongo, comme ses voisins Biya, Ahidjo, Sassou, Mobutu, Bokassa, Déby, et consorts est l’emblème même du personnage archaïque que la mondialisation des destins doit rendre progressivement incompatible avec l’exercice de la moindre responsabilité politique de premier plan. 

 

Comment comprendre que dans un monde où l’on célèbre l’ascension démocratique et légitime d’un Obama ou le talent irréductible d’un Jackson, on ose proclamer dans les rues de Libreville, la « gloire immortelle » d’ un homme dont la fortune personnelle extorquée aux deniers publics suffirait à éteindre la pauvreté affligeante de 70% de ses compatriotes ? Et dans la même veine, le dictateur Biya, à qui les tripatouillages de Sa Constitution ne suffisent pas à garantir une éternité, s’apprête à donner à son médiocre prédécesseur les obsèques nationales qu’ils ne mériteront jamais tous les deux tant que les véritables héros fondateurs du Kamerun n’auront pas eu tous les honneurs prioritaires qu’on leur doit toujours. Laisserons-nous des contre-héros de la pire facture procéder au lavage de mémoire des peuples africains ?

 

Que mal nous en prenne !
 Aux antipodes absolues de Barack Obama, enfant de la démocratie américaine, et de Michaël Jackson, fils du génie artistique, fils de l’Art, qui emprunte avant Obama, la voie royale du self-made man qui fait encore aujourd’hui l’une des plus grandes merveilles de l’aventure séculaire américaine, Bongo représente l’archaïsme négatif de la politique internationale. Le pouvoir des ténèbres, du mensonge, du vol et du crime.  Le pouvoir du petit cercle immonde des marchands d’âmes innocentes. Bongo, comme tous ses pairs choisis par cette même puissance tutélaire françafricaine qui ose donner des leçons électorales à l’Iran, n’a jamais été élu en contexte de concurrence politique, encore moins de transparence et de respect du verdict des urnes. Il n’a par lui-même manifesté que de piètres qualités de politique rusé, habile à acheter et manipuler les consciences, à les persuader plutôt qu’à les convaincre.

 

Et quand on va jusqu’à lui reconnaître une grande générosité, on oublie très facilement qu’il est facile d’être très généreux avec l’argent qu’on n’a pas travaillé ni mérité, mais pompeusement et copieusement détourné au vu et au su de tous, et au détriment des plus vulnérables.  Non, Bongo n’est ni un fruit de l’élection populaire comme Obama, ni le fruit de l’élection par le génie comme Michael Jackson. Bongo, c’est le héros des lâches qui gouvernent la majorité des peuples africains par l’arbitraire abject. Et ses souteneurs se reconnaissent à cette funeste passion, par-delà toutes les arguties.

 


La mondialisation des destins va cependant en nous rassurant sur la disparition programmée de ces dinosaures politiques qui spolient, violent, pillent et affament les peuples à travers le monde, croyant le monde aussi petit que leur vacuité morale. Un exemple, encore venu d’Amérique, cette terre des grands ensemencements anthropologiques, illustre bien ce point de notre propos. L’administration Obama, dans son orientation décidée pour la transparence de la gouvernance américaine et internationale, a dressé une liste édifiante d’officiels camerounais détenteurs de sommes faramineuses et injustifiables dans les banques américaines en ce mois de juin 2009.

 

 Ces pillards frénétiques, dont les noms se rapprochent en cercles concentriques du cœur du pouvoir néocolonial camerounais dont Paul Biya est le nœud, précèdent de futures et bien plus fournies listes de criminels en cols blancs africains qui seront livrés aux exigences de la justice internationale, avant que leurs derniers remparts nationaux ne s’écroulent sur leur insignifiance structurelle. Tant que le monde était un conglomérat d’îlots humains séparés les uns des autres par des obstacles tant naturels, sociaux, économiques, politiques que culturels, des personnages aussi banals que Bongo pouvait coexister tranquillement face à des sommets comme Obama ou Jackson. La donne a sérieusement changé.

 


Un crime, un rapt, un vol, un détournement, un événement quelconque sont pratiquement accessibles de n’importe quel bout du monde à la quasi-vitesse de la lumière. Ainsi, la mondialisation des destins pourrait rendre le monde très petit pour nos gangsters pseudo-démocrates qui avaient fait de leurs pays des villages sous enclos insonorisés. Désormais, c’est  le grand sus aux hurluberlus soi-disant sages de l’Afrique qui se sentent davantage en sécurité sur les bords du lac Léman en Suisse, dans les villégiatures de Monaco et de Baden-Baden  que dans les rues populaires de Yaoundé, Libreville, Ndjaména ou Bangui qu’ils martyrisent.  Dès lors comment désespérer de voir tous ces grands dictateurs aux petits pieds  bientôt boutés dans les annales- et les anales- de l’Histoire ? C’est seulement au prix d’un tel nettoyage politique que nous bénéficierons de l’œuvre de précurseur de Michael Jackson sur notre proche avenir. Car quels sont les hommes qui ont fait monde avant que le monde ne se mondialise ?

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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /Juin /2009 14:04
l
       
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25-06-2009

Par Kodjo EPOU / Washington (Usa)

Publication révélatrice de Associated Press (USA) sur l’ancien chef hérédictaire du Haut-Ogoue.Des chiffres,pas exhaustifs mais qui parlent d’eux-mêmes.

Soixante-six (66) comptes bancaires au total,éparpillés sur les 5 continents,la plupart en France.Le villageois de président possède 45 maisons de luxe en France dont 14 dans les quartiers huppés de Paris et 11 sur la Côte d’Azur,au Sud-Est de l’Exagone.Le parc automobile privé de la famille présidentielle est riche de 19 voitures de grosses cylindrées,y compris 2 Bukatti,au prix faramineux de 1 million et ½ de dollars américains pièce et une limousine pour Madame Edith Bongo d’une valeur de $450 000. La majeure partie du Gabon est restée une jungle innaccessible faute de routes après 42 ans de règne de Bongo.Près de 80% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Son accession à la magistrature suprême avait coincidé,quelques années plutard,avec le boom pétrolier de 70.Et quand les pétro-dollars pleuvaient sur Libreville, Papa Bongo n’avait pas trouver mieux à faire que de construire en bordure d’océan un palais présidentiel avec 52 villas y attenantes.Coup de l’opération,800 millions de dollars.Le prétexte est simple: “un président ne peut pas dormir à la belle étoile”.

En 1999,un Comité du Sénat américain ouvre des investigations sur les comptes de Bongo aux USA.Il en a découlé que 130 millions de dollars sont déposés sur un compte au nom du président à CITIBANK dont $49 millions en six mois seulement. Poussée à justifier les sources de ces mouvements extraordinaires de fonds,la banque américaine (Citibank) a fait savoir au Sénat que cette somme – elle devrait doubler quelques mois plutard – correspond à 8% du budget gabonnais ( $110 millions) que le président africain avait ordonné de mettre de côté en prévision de mauvais jours pour son pays. Bongo prendra ombrage de ces investigations américaines qu’il avait considérées comme “une invasion inacceptable de sa vie privée”. Conséquence,une grande partie de cet argent prendra la direction de Paris ou se trouvent les comptes les plus garnis de Bongo,en plus de la Suisse,de l’Espagne et des pays du Golfe. Le dictateur se payait le luxe de dépenser jusqu’à $70 millions/An pour achat de biens meubles de luxe alors que le revenu moyen par habitant dans son pays s’élevait à peine à $6 000.

Aujourd’hui,on dénombre,sur une population de moins d’un millions d’habitants,plus de 1000 familles qui piochent chaque jour dans les dépotoirs en quête de quoi se mettre sous la dent,de bouteilles vides à vendre ou des restes de médicaments périmés pour traiter le malaria.Le vieux crocodile qui a laissé derrière lui un Gabon moribond était un poids plume d’environ 60 kg et mesurant à peine 1m 25 cm mais qui a coûté à son pays des milliers de tonnes de dollars.Il n’a pas été le sage qu’on voulait faire croire aux africains qu’il était de son vivant. “Une crapule” selon le député vert français,Noel Mammère.Un petit voyou de grand chemin selon un professeur d’Economie à l’Université qui porte son nom.Un diplomate le compare à un illettré qui gagne subitement la loterie.N’est ce pas que la plupart des chefs d’Etat accède au pouvoir accidentellement,comme à la loterie?

Malgré ses chiffres très accablants pour le dictateur défunt,son fils,Ali Ben,déclare à la face du monde,toute honte bue,qu’il est prêt a “poursuivre l’oeuvre de Papa”.Quelle oeuvre? Allez-y savoir!

Par la concorde - Publié dans : gabon news
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /Juin /2009 14:01
marc Ona Essangui      
Écrit par Administrator   
25-06-2009
Image ExempleLes biens d'Omar Bongo à l'étranger doivent revenir à l'Etat gabonais. Des organisations de la société civile gabonaise ont affirmé jeudi que les biens détenus par le défunt président Omar Bongo à l'étranger devaient désormais revenir "à l'Etat gabonais".

 

"M. Bongo a laissé des héritiers. Ces héritiers souhaitent jouir de tous les biens qu'il a laissés" à l'étranger, a déclaré le porte-parole des Acteurs libres de la société civile, Marc Ona Essangui, au cours d'une conférence de presse à Libreville.

"Il faut se battre (...) pour que ces biens reviennent à l'Etat gabonais et que les Occidentaux n'en profitent pas", a-t-il ajouté. "Il faut restituer" ces biens, a-t-il insisté.

Cette coalition d'organisations non gouvernementales soutient la procédure judiciaire française sur le luxueux patrimoine immobilier détenu en France par des présidents africains, dont Omar Bongo, ainsi que par leur famille. Les associations françaises dont la plainte est à l'origine de l'affaire estiment que ces biens ont été acquis avec de l'argent public détourné dans leur pays.

L'affaire dite des "biens mal acquis" a tendu les relations entre Paris et son ancienne colonie depuis 2007, le Gabon ayant dénoncé à plusieurs reprises, du vivant d'Omar Bongo, "l'acharnement" des médias français.

"Déjà on nous parle de continuité alors que le peuple aspire à un véritable changement. Est-il besoin de rappeler (...) que le Gabon n'est pas une monarchie", a encore déclaré Marc Ona Essangui, conseillant aux "héritiers" d'Omar Bongo de se "retirer" de la vie politique.

Selon plusieurs sources proches du pouvoir, le ministre gabonais de la Défense Ali Ben Bongo, fils du défunt, entend briguer sa succession, mais les médias se sont aussi fait l'écho des ambitions d'autres membres de la famille.

"Ali Bongo et tous les membres de la famille sont des citoyens gabonais (...) tout a fait libres de se présenter à une élection démocratique, mais si un membre de la famille pense qu'après le père, c'est automatiquement l'un d'eux qui doit prendre le pouvoir, là nous ne sommes pas d'accord", a expliqué Marc Ona Essangui.

La société civile a demandé une nouvelle fois que le futur scrutin présidentiel soit "clair, transparent, crédible et accepté de tous", et que tout ministre qui se porterait candidat soit contraint de démissionner du gouvernement.

Enfin, le porte-parole a annoncé que les Acteurs libres de la société civile soutiendraient la candidature en tant qu'indépendant de leur représentant en France, Bruno Ben Moubamba, si elle est retenue par la commission électorale.

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