Présentation

Catégories

Archives

Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 17:31

Le Gabon, un pays si riche… mais très pauvre. Décryptage d’un authentique paradoxe socio-économique. Tel est le titre de l’ouvrage de Bertrand Feumetio. Extraits.

Les richesses du Gabon, ce pays de 267 667km_ situé en Afrique centrale, où vivent environ 1 511 920 habitants (d’après un recensement de 2003), donnent le tournis. Son Pib s’élève à 9 210 millions de dollars (chiffres du Fonds monétaire international, World Economic Outlook Datase, septembre 2005), et son revenu par habitant est parmi les plus élevés de l’Afrique noire, du fait de sa faible population et surtout de sa rente minière. Le pays du désormais ex-président Omar Bongo Ondimba, de regrettée mémoire, «exporte du manganèse, du pétrole, du gaz, du fer, du bois et bien d’autres produits de son sol et de son sous-sol depuis longtemps». D’importants gisements d’uranium y sont exploités. D’autres gisements ferreux et de minerais ont été découverts et seront exploités courant 2011. «Gabon est le 37è producteur de pétrole mondial avec 243 000 barils par jour. Depuis les années 70, le pétrole qui constitue sa première richesse représente grosso modo 80% des exportations, 60% des recettes de l’Etat et 40% du Pib du Gabon». Jusqu’en 2002, la production pétrolière du Gabon était estimée à 12 500 000 tonnes.
Le territoire gabonais est couvert de près de 85% de la forêt équatoriale où on retrouve abondamment l’Okoumé, un bois très exploité depuis un siècle. Avant l’essor du pétrole, «le bois représentait 14% des exportations du Gabon. Chaque année, 1.6 million de m3 sont exportés principalement vers la Chine et la France». Les cours du bois qui constitue ainsi sa deuxième richesse, connaissent depuis les années 70, des fluctuations qui rendent l’exploitation plus ou moins rentable. Plusieurs espèces très prisées abondent au Gabon : l’Ozigo, le Sipo, l’Aielé, l’Iomba, l’Apo, le Niové, le Bilinga ou encore le Douka. En outre, depuis 1962 le manganèse est fortement exploité au Gabon. «Les roches manganésifères étant proches de la surface, l’exploitation se fait à ciel ouvert. Dès 1964, la production annuelle approchait le million de tonnes pour atteindre en 2.8 millions de tonnes en 2005. Grâce aux mines de Moanda, le Gabon est le deuxième producteur mondial du manganèse, derrière l’Afrique du Sud. Le minerai de manganèse du Gabon possède une teneur en manganèse de 50% et les réserves sont estimées à 27% des réserves mondiales». Le Gabon renferme aussi un gisement de fer estimé à 1 milliard de tonnes de réserves, d’une teneur de 65%, et de nombreuses zones touristiques y sont constituées.

Pays pauvre
«Le Gabon présente des indicateurs sociaux comparables à ceux de certains pays africains à revenus faibles. Le revenu par habitant élevé cache de grandes disparités entre les niveaux de vie. Une partie importante de la population gabonaise rencontre en réalité d’énormes difficultés pour se nourrir, se soigner, se loger, se vêtir décemment (…). Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté en 1994 au Gabon est évalué à environ 75% de la population totale. Dans le domaine de la santé, le Gabon possède un profil démographique et épidémiologique caractéristique des pays pauvres. L’espérance de vie est faible, les taux de mortalité sont très élevés. La morbidité reste dominée par les maladies parasitaires et infectieuses. La malnutrition est devenue un problème de santé publique à telle enseigne que 11% des enfants naissent avec un poids inférieur à 2.5kg». Depuis 1997, la situation du Gabon ne fait que se dégrader d’année en année. «Les chiffres les plus récents (Fmi, World Economic Outlook Database, avril 2007) indiquent que le Gabon est le 60è pays le plus riche au monde, si on considère son Pib nominal par habitant, évalué à 6 527 dollars; mais il dégringole en 2006 au 124è rang sur 177 pour l’Indice de développement humain (Idh) du Programme des nations unies pour le développement (Pnud)», même si, depuis le récent rapport du Pnud en 2007, il a gagné cinq places dans le classement mondial sur l’indice de croissance 2007-2008.
Les causes liées à cette pauvreté sont dues à la diminution d’année en année des recettes provenant des produits tels le manganèse, le bois. Il n’y a pas d’accumulation du budget pour un investissement porteur d’espoir, ce qui explique le besoin de formation et de spécialisation des cadres dans tous les domaines. Certaines causent de cette pauvreté proviennent aussi des maladies (paludisme, sida, cécité, etc.). La mauvaise répartition des richesses ou des fruits de la croissance est à relever avec force, car le système fonctionne de manière à ce que les riches doivent rester de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Moins de 2% de la population vivent dans l’opulence, une classe moyenne de 23% est engluée dans une vie où débrouillardise et précarité s’aliment mutuellement, tandis que 75% de la population croulent sous le poids de la misère et mangent à peine.

Solutions
L’une des pistes de solution est l’investissement dans l’éducation, puisque l’éducation est considérée comme un facteur important de développement économique. «L’adaptation de la finalité de l’école aux préoccupations du secteur socio-économique touche principalement deux variables de l’école. Ce sont le programme d’enseignement et le personnel enseignant». Par ailleurs, la mise en place d’une bonne infrastructure contribue grandement à créer des conditions propices au développement. «Les pouvoirs publics doivent ouvrir le dossier d’amélioration des infrastructures du Gabon», et sortir l’agriculture gabonaise dans l’impasse qui le caractérise. En 2004, l’agriculture gabonaise, y compris la pêche et l’élevage, occupait 33% de la population active, et n’a contribué au Pib qu’à hauteur de 8.7% en 2003. En outre, il est nécessaire pour le Gabon de maîtriser sa croissance démographique et de procéder à une meilleure redistribution de ses ressources. Cette dernière repose sur deux mécanismes : «une redistribution des richesses opérée par l’Etat selon le principe d’une plus grande justice sociale, et une protection contre les risques sociaux assurée par le biais d’organismes sociaux fonctionnant selon le principe de la mutualisation».
 

Par la concorde - Publié dans : afrique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 17:20
 

Le défunt président gabonais a plus servi la France que son pays.

Issu d’une f amille de paysans Batéké (une ethnie minoritaire du sud-est du Gabon et majoritaire au Congo-Brazzaville), Bongo effectue des études primaires et secondaires au Congo (les précisions sur le niveau de ces études ne sont pas connues) avant d’être recruté dans l’administration gabonaise comme postier. Il avait, préalablement, fait son service militaire français au Tchad, où il avait tapé à l’œil des décideurs français, par son caractère vif et ambitieux. Cependant, c’est alors qu’il exerce son modeste emploi dans les postes gabonaises, que Bongo (né en 1935) est adoubé par les Français, qui font de lui un de leurs hommes de main en Afrique. Il est employé par la France dont il sert les intérêts au Gabon et partout dans le continent, dans les écoutes téléphoniques.
Grâce à sa position d’agent secret (membre d’un service de renseignement) français, Bongo gravit très vite les échelons dans la fonction publique gabonaise. De fonctionnaire du service des Postes, il se retrouve directeur de cabinet du président de la République gabonaise, Léon Mba. Outre ses fonctions officielles de directeur de cabinet du président de la République, Bongo a des missions officieuses qui lui sont assignées par les services secrets français, auprès du chef de l’Etat Léon Mba : rester au cœur du système, surveiller son patron (Léon Mba), en faisant remonter tous ses faits et gestes auprès du gouvernement français dont l’un des soucis majeurs est d’être le véritable maître à penser des dirigeants africains. Pour la France, les résultats de Bongo, poulain de Jacques Foccart, sont éloquents.

Servir la France bec et ongles
Satisfaite des multiples rapports que lui font parvenir Bongo, la France décide de faire de lui le véritable dauphin de Léon Mba, pour le préparer à occuper les hautes fonctions présidentielles au Gabon, au cas où… Bongo part du cabinet civil de la présidence de la République, gravit rapidement d’autres échelons, au point de se retrouver au poste de vice-président de la République du Gabon. C’est donc, tout naturellement, que Bongo devient chef de l’Etat du Gabon après le décès de Léon Mba des suites de “ maladie ” en 1967. Son serment de président de la République du Gabon, Bongo le prête dans l’enceinte de l’ambassade du Gabon en France. Preuve, pour ceux qui avaient encore des doutes, que Bongo est un pion de la France au sommet de l’Etat gabonais.
Installé à la tête du Gabon, Bongo continue de servir la France bec et ongles. Les Français sont prioritaires dans tous les domaines. La quasi-totalité des richesses naturelles et minières, et presque tous les marchés juteux venant du gouvernement gabonais sont confiés aux Français. Avec Bongo, les Français passent avant les Gabonais au Gabon ! Plusieurs accords secrets octroyant une bonne partie de la souveraineté du peuple gabonais à la France sont signés entre Bongo et ses mentors français. Ceux-ci le soutiennent mordicus, et sont prêts à tout pour le maintenir au pouvoir à Libreville. Pendant ce temps, c’est le peuple gabonais qui trinque, qui est délaissé et relégué au second plan.
Avec le vent d’Est qui souffle sur le continent africain en 1990, Bongo accepte, la mort dans l’âme, l’instauration du multipartisme. L’issue des premières consultations électorales en 1993, dénoncée par nombre de ses rivaux, est à l’origine des émeutes au Gabon. Une fois de plus, Bongo se réfère à la France et, c’est d’ailleurs en France, qu’il signe un compromis avec ses rivaux, pour aboutir à la fin des émeutes.
 

Par la concorde - Publié dans : actualité gabon
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 17:13
 

 

Pour s’imposer parmi ses pairs, le défunt président gabonais n’a pas souvent hésité à déstabiliser leur pouvoir politique pour après, jouer les médiateurs.

“ Cet homme m’a sauvé plusieurs fois des griffes d’Idris Déby. Je souhaite qu’il soit rapidement rétabli pour me permettre d’aller le remercier, cette fois-ci, de vive voix ”. Malheureusement, le vœu de l’opposant tchadien Ngarlejy Yorongar, émis dans les colonnes du Messager no 2874 du 12 juin 2009, ne se réalisera pas. Son mentor, Omar Bongo, souffrant au moment de cet entretien, ne s’est pas relevé de la maladie qui le rongeait et le tenait cloué dans une clinique barcelonaise depuis mai dernier. Mais cette anecdote trahit le jeu parfois trouble que le défunt président gabonais a souvent joué, hors des frontières du Gabon, dans d’autres pays. Au-delà de l’image policée de “ médiateur et de faiseur de paix ” (dixit Le Monde du 10 juin 2009), Omar Bongo Ondimba, s’avère être un véritable déstabilisateur de régimes africains au service d’intérêts français. En tout cas, son rôle reste ambigu dans plusieurs pays de la sous-région.
Ainsi en est-il de la Centrafrique. “ C’est grâce à cet homme si la paix revient peu à peu en République centrafricaine et en Afrique centrale. Si le Dialogue politique inclusif se tient aujourd’hui, c’est en majorité grâce au président Bongo. Le président François Bozize a beaucoup de respect pour lui. Et tous, nous sommes heureux d’avoir un homme d’une telle dimension en Afrique centrale ”, se réjouissait le 8 décembre 2008, Cyriaque Ghonda, ministre centrafricain chargé de la Communication et du dialogue politique inclusif. Acteur majeur de cette large concertation nationale visant à panser les plaies de la division, Omar Bongo n’en est pas moins celui qui a manœuvré en coulisses pour la chute du régime d’Ange Félix Patassé (démocratiquement élu) et l’avènement de François Bozizé au pouvoir en Centrafrique.

Le pyromane qui joue au sapeur-pompier ?
Craint et respecté, Omar Bongo Ondimba apparaît en effet comme un faiseur de roi. Au Congo-Brazza, il n’hésite pas à voler au secours de son ami et beau-frère, Denis Sassou Nguesso, qu’il aide à retrouver le fauteuil présidentiel que lui avait démocratiquement enlevé Pascal Lissouba, sacrifié au nom des intérêts supérieurs de la Françafrique. Ici encore le “ sage ” de Libreville viendra jouer les exorcistes pour chasser les démons de la guerre civile qui déchire le pays après ce coup de force. Le pyromane qui joue au sapeur-pompier ? “ je pense que dans la gestion de ces situations, il agissait comme agent relais des intérêts politico-économiques de la France. Il s’agit en fait d’un réalisme politique cynique où il tire avantage de ses propres turpitudes en laissant croire qu’il lutte pour la bonne cause ” ; répond le professeur Eric Mathias Owona Nguini.
Une chose est sûre. Omar Bongo a su imposer sa personnalité dans la résolution des crises sur le continent noir. Avec des succès mitigés ou des intentions plus ou moins avouables, mais toujours enveloppées de voiles de suspicion, on l’a vu, en dehors du Congo-Brazza et de la Centrafrique, son bâton de pèlerin à la main, aller prêcher l’amour et la réconciliation au Tchad, au Zaïre (qui deviendra plus tard République démocratique du Congo après le départ forcé de Mobutu) ou en Côte d’Ivoire…

Déstabilisateur…
Son rôle de déstabilisateur de régimes africains, Omar Bongo l’a pris au sérieux très tôt, en fait au lendemain de son accession à la magistrature suprême. En 1967, le Gabon sert ainsi de base arrière militaire à la France (qui aide les sécessionnistes) lors de la guerre du Biafra qui fera près de deux millions de morts. “ Chaque nuit, des pilotes mercenaires transportent de Libreville au Biafra une vingtaine de tonnes d'armes et de munitions de fabrication française et allemande. De bonne source, on précise que ces envois sont effectués via Abidjan, en Côte d'Ivoire [...]. Les avions sont pilotés par des équipages français et l'entretien est aussi assuré par des Français ”, rapporte une dépêche d'Associated Press le 16 octobre 1967. “ Pour diversifier les sources d'approvisionnement et intensifier les livraisons, les deux piliers africains du soutien au Biafra, les présidents gabonais et ivoirien Bongo et Houphouët-Boigny, organisent "une coopération secrète avec la France, l'Afrique du Sud, le Portugal [encore en pleine guerre coloniale] et la Rhodésie, pour l'envoi de matériel de guerre au Biafra ”, écrit pour sa part Le Nouvel Observateur du 19 janvier 1970).
De même, le régime d’Omar Bongo participe en 1976 à une opération de déstabilisation du pouvoir béninois tenu par Mathieu Kérékou dont la France et ses alliés ne supportent pas le parti pris pour le marxisme. Plus que tout, Omar Bongo s’avèrera donc être l’un des bras séculiers de la France sur le continent noir. Il n’a en effet cessé, durant ses quarante-deux années de règne, de jouer ses chevaliers servants, avec un zèle obséquieux, prêt à déjouer toutes les “ tentatives de subversion ”. Un pan sombre de sa vie si souvent ignoré ou occulté. Sans doute par convenance.
 

Par la concorde - Publié dans : actualité gabon
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 16:54

 

Quand l’actualité provoque le télescopage de l’information. The Constant Gardener diffusé le 14 juin sur France 2 réveille les consciences. Adapté du livre de John Le Carré, l’action du film nous plonge dans le marigot de l’industrie pharmaceutique au Kenya qui teste un médicament contre la tuberculose sur la population. Pour optimiser ses budgets, cette molécule est distribuée alors qu’elle n’est pas au point.

 

Quand le mot « fin » s’affiche sur l’écran, une espèce de curiosité vient à l’esprit : au Gabon la situation des populations n’est guère plus reluisante. Aussi quel pourrait être l'état d'esprit de Nicolas Sarkozy lors des funérailles d’Omar Bongo ?

 

A défaut d'être dans la tête du chef de l'Etat, quels sont les autres gouvernants ou délégations qui viendront rendre hommage au « grand » homme. C’est en partant à la recherche de cette information que l’on ne retrouve nulle part, qu’une halte sur des sites africains et belges nous apprend qu’Omar Bongo serait réellement décédé depuis le 7 mai et que la nouvelle avait été tenue secrète par la France et la famille. Exactement entre le Maroc et l’Espagne dans l’avion médicalisé, affrété par la France et qui le conduisait en Espagne. L’Élysée en accord avec sa fille, directrice du cabinet de son père, maintient la destination de l’Espagne et impose le silence total.

 

Souvenons-nous que la presse rapportait que l'hospitalisation choisie en Espagne au lieu de la France le fut à cause des fameux « biens mal acquis ». Il n'y avait pas que cela.

 

 

Edwy Plenel sur un récent plateau vantait l’interactivité de la presse internet par le biais des hyperliens. Il a bien raison car d’hyperliens en hyperliens les intrigues et les marchandages politiques sont révélés par les personnes qui ont décidé de livrer des informations qui ne circulaient que dans un cercle restreint. On peut juste s'interroger pourquoi ce grand silence de la presse française ? Seul persiste un post sur le site de France 24 qui s’insurge sur le fait que l’annonce sur la date réelle du décès a été censurée.

 

 

C’est ainsi que l’on apprend que la raison pour surseoir à cette annonce vise la récupération de documents parmi lesquels un dossier sur le financement de la dernière campagne électorale en France. En échange les membres de la famille Bongo obtiendraient la levée des saisies de compte de la famille en France.

 

« […] on comprend mieux la supposée hospitalisation médiatisée du fils Ali Ben à Paris. Devant l’opposition de sa sœur et de ses partisans, il a fait appel aux deux Congo et a menacé de faire « sauter les légionnaires sur Libreville ». Nicolas Sarkozy et ses conseillers de la cellule africaine ont frappé du point sur la table et décidé d’exfiltrer Ali Ben du Gabon - officiellement alors on annonce qu'il est hospitalisé à Neuilly à l'hôpital américain – mais personne ne confirme sa présence dans cet hôpital. Après les discussions parisiennes, Ali Ben est retourné au Gabon pendant que Sarkozy dépêchait en Espagne Brice Hortefeux avec pour mission de convaincre la famille Bongo du soutien de la France ».

 

 

« Au moment où le Premier ministre français François Fillon arrive à Yaoundé, au Cameroun, nous sommes le 20 mai - il fait alors cette étrange déclaration « Je sais que le président est soigné. Je sais qu'hier soir encore et ce matin sa santé était satisfaisante. Je formule mes vœux de prompt rétablissement à M. Bongo en espérant naturellement qu'il sera remis sur pied le plus vite possible ».

 

 

Le 6 juin soit presque un mois après le décès de Bongo, l'Espagne somme la France de prendre ses responsabilités. Sous la pression des médecins qui ne comprennent pas qu'on garde dans une chapelle ardente un corps aussi longtemps, et qui en plus n'a pas trouvé la mort dans leur établissement, le premier ministre Zapatero demande à son ministre des affaires étrangères de rendre la nouvelle publique. Le Gabon dit n'être pas prêt pour des problèmes de sécurité intérieure, mais l'Espagne refuse de reculer. Quelques journalistes vont donc recevoir des instructions notamment Le Point qui lance un ballon d'essai au beau milieu des résultats des élections européennes.

 

 

« […] Une conseillère de l'Élysée est dépêchée au Gabon pour ramener en Espagne le premier ministre gabonais. Avant la conférence de presse, « les témoins, présents affirment que les membres de la famille Bongo l’auraient menacé de mort : « Salaud ! Si tu dis un mot de travers on te pend haut et court ». Le premier ministre Jean Eyeghe Ndong est contraint d’annoncer que Bongo est en vie alors que des dispositions sont prises pour rapatrier le corps au Gabon avant que le décès ne soit annoncé.Mais défaut de synchronisation et aussi lasse d’attendre, l'Espagne annonce le décès et le premier ministre gabonais est contraint de confirmer la nouvelle.

 

 De son vivant Omar Bongo fut un obstacle à l’alternance au sein d’un système qui se sera usé jusqu’à la trame. Garant d’une supposée cohésion nationale qui passait par l’achat de l’opposition, il n’aura pas eu le temps d’orchestrer ses funérailles mais la France s’en est chargée pour lui de peur d’entendre sa voie venue d’outre-tombe pour lui rappeler : « si la France me lâche, je la lâche ».

Par la concorde - Publié dans : actualité gabon - Communauté : Media - Actualité générale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 10:51

  Libreville  ,  Gabon   |  Publié le 14-06-2009

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un mouvement d’opposition gabonais accuse Ali Bongo de faire pression sur la présidente intérimaire afin de verrouiller le processus de transition vers l’élection d’un successeur à Omar Bongo Ondimba.

 

 

 

 Selon un communiqué de l’Alliance des Acteurs Libres du Gabon (AALG, un mouvement d’opposition gabonaise de la Diaspora), reçu hier par AGA MEDIAS, M. Ali BONGO ONDIMBA, Ministre de la Défense du Gabon et fils du défunt Président gabonais, exercerait depuis son installation au Palais du « Bord de la mer », de fortes pressions sur Mme Rose Francine Rogombe, la présidente par intérim en vue de s’imposer par la force, dans la course ouverte à la magistrature suprême gabonaise.

 

 Citant des sources gouvernementales à Libreville, Bruno BEN MOUBAMBA, porte-parole de ce mouvement et signataire dudit communiqué, soutient que les pressions de M. Ali BONGO ONDIMBA auraient pour objectif principal d’amener Mme Rose Francine Rogombe à nommer au poste de Premier Ministre Monsieur Théophile MBA ANDEME, un proche du tandem dit des Rénovateurs du PDG Ali BONGO ONDIMBA/André MBA OBAME. Ce dernier étant ministre de l’intérieur, le tour de verrouillage serait ainsi joué.

La nomination d’un proche du tandem Ali Bongo/Mba Obame, en remplacement de l’actuel titulaire, Eyeghe Ndong,  qui a annoncé, vendredi dernier, son engagement au nom du gouvernement à organiser des élections crédibles dans les délais impartis par la Constitution, permettrait de verrouiller le processus électoral et d’imposer « leur » homme aux Gabonais. En l’occurrence Ali Ben Bongo Ondimba, qui n’a accepté que la mort dans l’âme le processus de transition constitutionnelle actuelle. Ou le cas échéant André Mba Obame.

 

La tête de Eyeghe Ndong mise à prix en vue de verrouiller le processus de transition

S’insurgeant contre les comportements monarchistes qui transparaissent dans les attitudes ci-dessus décrites, l’ARLG affirme que « Le Gabon n’est pas une monarchie ». De fait, pour ce groupe de Gabonais qui se considère comme étant de la « nouvelle opposition » le fils du défunt Président ne peut pas imposer ses vues à la Présidente intérimaire. « Il est nécessaire que la volonté du Peuple soit respectée pour une fois en Afrique francophone », concluent-ils. Tout en appelant la France, l’Europe et les Etats-Unis à appuyer la Démocratie au Gabon pour préserver la Paix civile et les équilibres dans la sous-région, le mouvement d’opposition de la diaspora gabonaise, invite à la médiation de Nicolas Sarkozy qui sera à Libreville mardi prochain lors des obsèques officielles de Omar Bongo Ondimba. « Le Président français peut marquer l’Histoire au Gabon comme Barak Obama a impressionné le monde musulman lors de son discours du Caire » indique le communiqué signé à Paris le 13 juin dernier.

 

De même l’ARLG invite Madame Rose Francine Rogombe à consulter toutes les forces vives de la Nation pour s’entourer des meilleurs de chaque camp, y compris l’actuel Premier Ministre, l’Opposition historique, la Nouvelle Opposition. C’est selon ce mouvement, la seule condition qui éviterait au Gabon d’ouvrir la même boîte de Pandore que la Côte d’Ivoire jadis.  Pour ce mouvement enfin, la Présidente intérimaire doit être placée sous la Protection de la France, de l’Union Africaine et de la Communauté Internationale afin d’engager sereinement les consultations nécessaires pour qu’une équipe indiscutable l’entoure et prépare une transition objective et des élections transparentes

 

Dépêche du 14 juin 2008.

Par la concorde - Publié dans : gabon news
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Créer un Blog

Recherche

Recommander

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus