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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 22:35
       
   
Vendredi, 03 Juillet 2009 14:01
Un grand maitre a dit u n jour que le pèlerin égaré doit se faire montrer la lumière.

A la lecture de l’article posté ce jour sur le site internet de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) au sujet de la déclaration faite par  le Ministre français des Affaires Etrangères Monsieur Bernard Kouchner lors de son passage au Sénégal, je souhaite vivement apporter un rectificatif.

Au moment où la classe politique gabonaise d’un commun accord pense que l’organisation de l’élection du Président de la République ne peut pas s’organiser matériellement dans un délai de 45 jours au maximum et  cherche à s’accorder sur un délai  plus raisonnable afin de permettre à notre pays d’organiser une élection transparente, libre et crédible, Monsieur Bernard Kouchner dans sa grande hypocrisie, estime pour sa part que ladite élection ne peut pas se tenir au-delà d’un mois.


Cette attitude de la part de Monsieur Bernard Kouchner, prouve  qu’il se trompe sur toute la ligne et montre à  suffisance que ce dernier ne connait pas les réalités gabonaises dans tous ses contours  ainsi que les dispositions légales visant la constitution qui codifient  l’organisation de l’élection du Président de la République.

Vous constaterez chers internautes que Monsieur Bernard Kouchner, fidèle à son attitude d’apprenti sorcier se risque à donner un avis non autorisé qui montre son ignorance de la loi portant disposition commune à toutes les élections politiques en République Gabonaise.

Monsieur Bernard Kouchner  habitué à se mêler de qui ne le regarde pas a pris le risque de démontrer à ce sujet qu’il était encore devant ceux à qui il apprenait à faire leur métier. Non ! Monsieur Kouchner, cette période est définitivement révolue.

Attendez que vous soyez sollicité comme à l’époque pour que vous apportiez votre contribution cette fois-ci à titre gracieux, car le Gabon doit réserver son argent pour se construire et non pour acheter les conseils non conformes aux dispositions légales du Pays. Merci de comprendre ce conseil.
Par la concorde - Publié dans : analyse
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 19:39
Jeudi 2 juillet 2009 


Quelle "chance" d'avoir un président qui reste 20,30 ou 40 ans au pouvoir ? Que cache la rhétorique utilisée à l'occasion du décès du président Bongo ?

Par Jean-Jacques Dikongué.

Le décès du président gabonais a permis, pour l’Afrique francophone du moins, de mesurer la chance qu’avait le continent d’avoir des hommes d’état capables de rester 20, 30 voire 40 ans au pouvoir. Une marque, un symbole de sagesse, une preuve d’un aplomb certain en matière politique. Ainsi apprend-t-on de certains homologues africains et occidentaux du défunt président et même des médias hexagonaux pourtant …Vaste programme !

"pour les occidentaux, l’identité paix sociale ou stabilité = pauvreté, n’est décidemment vérifiable que pour le continent noir " 
JJ Dikongue


Au-delà de l’affliction, que le propos vienne des chefs d’état africain, n’est en aucun cas une surprise pour au moins deux raisons. Pour illustrer l’une des raisons, il semble judicieux de citer Amadou Hampaté Bâ qui disait : “ En Afrique lorsqu’un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle“. Oui ! Une certaine sagesse vient de s’en aller avec la disparition de monsieur Omar Bongo. En ce sens, il est fort heureux de constater que malgré le séisme d’acculturation et d’aliénation imposées et subies qui frappe l’Afrique, elle réussit à garder une de ses valeurs : le respect de ses ainés, de ses anciens, de ses vieillards.


Malgré la circonlocution que l’on est tenté de relever dans les propos, elle cache mal, la seconde raison. Les considérations plutôt d’ambitions personnelles dont politiques sous-tendent la rhétorique de certains présidents africains à l’endroit du président gabonais et traduirait leur aspiration à battre le record de longévité à la tête d’un état, record que détient de fait le défunt président Omar Bongo. Les multiples révisions, mieux, les découpages sur mesure des constitutions observées ci et là dans les pays d’Afrique francophone expriment et dévoilent au grand jour ce vœu secret des chefs d’états africains en poste et qui se livrent à cet exercice en vogue.


C’est à croire finalement que la chanson populaire qui nous apprend que “ la misère serait moins pénible au soleil “ n’est finalement pas une vue de l’esprit, mais bien une réalité que les africains devraient à jamais intégrer. Car pour les occidentaux, l’identité paix sociale ou stabilité = pauvreté, n’est décidemment vérifiable que pour le continent noir. En dicton ceci se traduirait par : “ Soyez dans la paix, mais dans la pauvreté“. Ce qui ressemble étrangement aux discours tenus par les premiers missionnaires européens en Afrique, qui enseignaient à leurs ouailles de ne pas s’intéresser aux biens matériels car destructeurs pour leurs âmes. Lesquels biens prenaient et continuent de prendre la direction du Nord, comme si les âmes européennes n’ont vraiment pas besoin d’être préservées des méfaits des biens matériels. Fermons cette parenthèse…

 


C’est ainsi que d’une part, les longévités des présidents africains à la tête de leurs états seraient à mettre dans le compte de leur dextérité, de leur maîtrise de l’art de gouverner et de diriger leur pays respectif. Pourquoi pas ? Les populations de ces pays n’y verraient aucun inconvénient si cette longévité était également traduite pour elles par un éloignement de la paupérisation, en plus des 3 maux que le travail est censé éloigner parmi la panoplie des maux qui les menacent.

"Plus la soumission aux besoins en tous genres de l’Elysée est grande, plus la côté de popularité des dirigeants africains est au beau fixe. Le vocabulaire est à ce moment, des plus complimentant pour ne pas dire flagornant et vice versa "
JJ Dikongue


Depuis l’annonce de la mort du président Bongo, ou comme dans le Cameroun voisin, les mots susurrés ou claironnés par les médias et hommes politiques hexagonaux “stabilité, paix sociale, maitrise etc.“ caressent les lobes des oreilles africaines et invitent à l’acceptation d’une fatalité qui n’en est pas une : que la paix, la stabilité du continent noir ou de l’Afrique francophone pour être plus précis, dépend de sa grande capacité à tolérer la pauvreté qui leur est imposée.

L’ancienne juge Eva Joly décrit bien cette situation lorsqu’elle affirme, dans le concert d’hommage à l’annonce du décès du président gabonais que : « s’il avait bien servi les intérêts de la France » notamment par « la manne pétrolière », Omar Bongo n'avait pas « le souci de ses citoyens ». Le Gabon, a-t-elle dénoncé, « c'est un PIB égal au Portugal» qui « construit cinq kilomètres de routes par an» et qui a « le taux de mortalité infantile parmi les plus élevés au monde ». Ce constat n’est pas à mettre au seul crédit du Gabon, c’est celui valable dans toute l’Afrique francophone et dans une paix sociale sans commune mesure.


Tant que l’identité stabilité sociale, paix = pauvreté est maintenue, on s’éloigne de la théorie du chaos que l’on agite en cas de soulèvement du peuple. Voilà ce qui guette les populations africaines qui ne voudraient plus s’accoutumer de la pauvreté créée de toutes pièces et maintenue par des longévités au pouvoir de leurs hommes d’état. Ce chaos que l’on retrouve en Haïti est le même que l’on retrouve ou retrouvera dans les pays africains francophones dans leurs velléités d’affranchissement. Bousculer les habitudes établies dans les pays du pré-carré français comme des havres de paix, est faire acte d’insoumission et subir l’épée de Damoclès jusque là suspendue au-dessus des populations de ces pays.

D’autre part, cette rhétorique nouvelle qui entoure le Gabon ou le Cameroun pour ne citer que ces deux là, laisse dubitatif quiconque a pris le temps d’observer l’indécente arrogance des médias et hommes politiques français à l’endroit des dirigeants africains en général et francophones en particulier sans lesquels, la France finalement n’est rien comme le rappelait avec justesse le président Bongo : “ La France sans le Gabon (l’Afrique) est comme une voiture sans carburant“.*

La versatilité de l’opinion médiatico-politique hexagonale vis-à-vis de l’Afrique francophone fait la démonstration du rapport de soumission qui est à la base de cette relation. Plus la soumission aux besoins en tous genres de l’Elysée est grande, plus la côté de popularité des dirigeants africains est au beau fixe. Le vocabulaire est à ce moment, des plus complimentant pour ne pas dire flagornant et vice versa. Comment comprendre que la longévité au pouvoir soit un jour un acte de paix et de stabilité et un autre jour une dictature ?

“ Les peuples démocratiques haïssent souvent les dépositaires du pouvoir central; mais ils aiment toujours ce pouvoir lui-même “ affirmait Alexis de Tocqueville. Cette maxime éclaire peut-être un peu plus sur l’hagiographie ambiante qui menace l’irrépressible arrogance médiatico-politique hexagonale et trahit de fait une flagornerie dont on connaît l’objectif final.


Jean-Jacques Dikongué.

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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 10:35

L

Entre Ali Ben Bongo et sa sœur aînée Pascaline, ça pétrole sec pour prendre le fauteuil de papa et tenir les mallettes.

           L’Envoyé spécial du « Figaro » (17/06) aux obsèques du président gabonais Omar Bongo Ondimba a cru saisir ce jour-là des « regards pas trop fraternels » dans la progéniture du défunt, ce qui n’a rien d’invraisemblable. Les énormes enjeux politiques et financiers de l’héritage incitent plus aux déchirements saignants qu’à la concorde familiale. D’autant que du monde se presse au portillon. « Prolifique » personnage-« un signe positif de vigueur », disait-il, le regretté Omar Bongo, deux fois marié, mais toujours disponible, n’aurait pas engendré moins de 70 enfants, selon les estimations les plus généreuses. A la vérité, il pourrait y avoir quelques adoptés dans le lot.

            Plus magnanime que certains de nos grands souverains à nous, Omar, dit-on aussi, a reconnu tous ses enfants, d’ailleurs conçus dans différentes ethnies, histoire sûrement de consolider l’unité nationale. Les devoirs de chef d’Etat ne présentent pas que des désagréments. Bien sûr, dans la bongocratie, les 70 bambins n’ont pas eu droit ou ne sont pas appelés aux mêmes honneurs. L’un d’eux fait toutefois, et notamment dans la presse française, figure de favori à la succession : il s’agit de l’actuel ministre de la Défense, et depuis une décennie, Ali Ben Bongo, 50 ans, fils de la première épouse de papa, la chanteuse Joséphine, qui s’est rebaptisée Patience  après son divorce. Un prénom qui venait peut être un peu tard.

            Né Alain Bernard, Ali, lui, n’a arabisé son prénom qu’après la conversion de papa Omar (Albert-Bernard à l’origine) à l’islam, en 1973. Collège protestant renommé, très chic établissement privé de Neuilly, puis fac de droit Panthéon-Sorbonne, Bongo père a veillé au mieux à la formation de son fils aîné, dont il a fait par la suite un éphémère ministre des Affaires étrangères, puis un plus durable titulaire des armées.

            « Il aura peut être ma voiture, ma maison, mais pas mon siège », disait cependant d’Ali le Grand Disparu. Ce n’est pas aujourd’hui l’avis de Paris. Alors que l’ex-président était encore sur son lit de douleur d’un hôpital de Barcelone, Ali, et Ali seul, était reçu à déjeuner à l’Elysée par le conseiller africain de Sarko, Bruno Joubert. Entrevue mitonnée par l’inévitable Robert Bourgi, le rescapé de l’ère paléolithique Foccart, et qui n’appelait Bongo que « Papa ». Le tout naturellement dans le plus grand respect de la liberté de choix des gabonais.

            Car les gabonais vont ou doivent voter. Et, selon la constitution, quarante-cinq jours au moins après la disparition de leur Grand Timonier. Seul ennui, la présidente du Sénat, chef de l’Etat par intérim, et quelques pontes du clan Bongo bassinent tellement le monde avec une nécessaire révision préalable des listes électorales qu’on en vient à douter et de la date et même de la tenue de cette consultation. A raison de quelque 600.000 électeurs, l’opération de révision n’est pourtant pas insurmontable.

            En tout état de cause, s’il maintient, comme prévu, le cap, Ali trouvera sa sœur aînée, Pascaline, 52 ans, plus qu’un pilier du régime. Diplômée de Dauphine et de l’ENA (dans une section « spéciale étrangers »), elle fut tout d’abord la dircab’ présidentielle de papa (tout visiteur d’Omar passait inévitablement par son bureau). A ce jour, selon toutes les apparences, elle garde également la haute main sur les biens et les finances familiales, qui sont aussi à l’occasion les finances nationales (et réciproquement). C’est notamment- minuscule exemple- avec un chèque de la Paierie nationale gabonaise que notre amie a pu s’offrir le fin du fin de la maison Mercedes- Daimler. C’est « la pédégère de Bongo SA », ricane un opposant.

            Rude boulot, en tout cas, que le sien. Rien qu’en France, Omar détenait plusieurs dizaines de comptes et 17 résidences pour lui tout seul (1), rarement du genre Maisons Phénix. Toutefois, à défaut de se présenter ou de se pousser elle-même, Pascaline, selon de persistantes rumeurs, pourrait mettre en avant surtout pas son frère Ali, mais son actuel compagnon le ministre des Affaires étrangères Paul Toungui, ou bien encore son ex-mari, Jean Ping, d’origine asiatique, ex-éminence lui aussi et vétéran du régime.

            Il est bien sûr d’autres Bongo en vue dans la vie publique de Libreville, ils ne pèsent pas le poids de leurs aînés. Si Christophe B. gère sans trop d’histoire l’importante Banque gabonaise du développement, le frérot Anicet a été éjecté de ses fonctions de directeur d’une télé nationale par la présidente de son conseil d’administration, sa propre sœur Pascaline. Tous nos encouragements aux quelques ministres ou figures d’une opposition bien douce qui remuent en ce moment des idées de candidature !

            « Les Bongo ont tout intérêt à s’entendre entre eux et à se partager les tâches s’ils ne veulent pas tout perdre (pouvoir et fric) en se déchirant », estime un habitué du Gabon. Ce qui serait en effet bien dommage pour eux. On n’en dira peut-être pas autant pour le pays.

1: acquis sur fonds publics. La cour d'appel de Paris,doit se prononcer à la mi-septembre sur le bien fondé d'une enquête à ce sujet.

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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 10:29

 

 

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Le roi de la pop music a brutalement tiré sa révérence hier 25 juin 2009.Celui qui lira ces lignes comprendra donc que nous voulions réunir ces trois figures inégales de notre récente actualité en un pensum qu’autoriserait la question suivante : quel fil d’Ariane trouver entre l’élection magnifique d’Obama, la disparition banale du dictateur Bongo et la mort tragique de la star mondiale Michaël Jackson ? Osons ici un triple parallèle éclairant. Au lecteur d’en mesurer la pertinence.

  

 

Le roi de la pop music a brutalement tiré sa révérence hier 25 juin 2009. Sur toute la surface de l’astre bleu que nous habitons, astre qui nous attend dans la béance de notre ultime naissance tragique, une onde de tristesse s’est répandue en tous ceux qui avaient idée de son immense talent. Cette onde de tristesse, trempée de mélancolie nostalgique, m’a cueilli au pied de mon lit ce matin, émanant de mon  radioréveil comme un coup de semonce. A côté des frasques de l’enfant pas trop gâté que fut cet artiste légendaire, y a-t-il possibilité de l’insérer dans la trame des grands événements du XXème siècle ?

 


Que nous apprendra donc cette année 2009, qui nous fait passer des cimes de la joie aux abîmes de la tristesse, en passant par la fadeur des vanités humaines ? Dans la rupture avec le XXème siècle défunt, 2009 vient d’arracher la palme d’or au 11 septembre 2001 car en cette seule année 2009, et avant qu’elle n’ait brisé ses deux semestres, nous avons visité le paradis des valeurs universelles avec l’élection du noir américain Barack Obama à la  tête de la nation la plus puissante du monde. Nous avons été ainsi dans les cimes de l’espérance. Dans cette seule et même année qui n’a décidément pas fini de nous surprendre, voici que disparaît prématurément un personnage de légende, dont la musique a marché sur la lune, brisant et traversant à tout jamais les frontières des genres musicaux, articulant le cinéma, le théâtre, la danse, le chant et l’électronique, dans un seul et même groove torride. Dans cette seule et même année 2009 qui est loin d’être finie, si notre prémonition s’avère juste, un dictateur pilier de la Françafrique s’en est banalement allé, livrant son pays à une course à la succession, et suspendant par son contre-modèle l’espoir des peuples d’Afrique centrale de voir leur souveraineté enfin exprimée dans des consultations électorales indépendantes.

 

Celui qui lira ces lignes comprendra donc que nous voulions réunir ces trois figures inégales de notre récente actualité en un pensum qu’autoriserait la question suivante : quel fil d’Ariane trouver entre l’élection magnifique d’Obama, la disparition banale du dictateur Bongo et la mort tragique de la star mondiale Michaël Jackson ? Osons ici un  triple parallèle éclairant. Au lecteur d’en mesurer la pertinence.

 

I- Obama à Washington : la mondialisation des destins

La prise de pouvoir d’Obama – né d’un kenyan et d’une américaine-  à  Washington en janvier 2009, après sa victoire à la présidentielle américaine de novembre 2008, s’est déroulée devant le monde entier comme un rêve éveillé. Dans le bluff de cette éclatante victoire,  on commence à peine à mesurer le renversement gigantesque qu’elle augure, car en fait elle n’est pas seulement avènement précurseur du monde post-racial, elle signe l’entrée radicale de la planète dans la mondialisation des destins. Parti des enclaves de la race, de la classe socioprofessionnelle de ses parents, de la fragilité de ses liens avec les clans traditionnels de pouvoir aux Etats-Unis, Obama a su échapper au clivage racial, au clivage religieux , au clivage économique et au clivage proprement politique pour s’imposer devant un candidat républicain, blanc, avec une majorité d’électeurs blancs et une fonte du camp conservateur devant la houle citoyenne qu’il a levée.

 

Face aux problèmes politiques, sociaux, culturels, économiques et sécuritaires qui les enserrent, les américains ont donc choisi la voie réaliste et pragmatique de l’ouverture au monde à travers le choix du programme incarné par le candidat qui faisait davantage pont et entente entre l’Amérique et le monde.  Face à l’alternative entre le repli sécuritaire et la poursuite de la doctrine cynique du preventive war, d’une part, et d’autre part, le choix d’une ouverture responsable de la société américaine aux problèmes des masses américaines et internationales, l’Amérique, en choisissant Obama, a choisi  la mondialisation des destins. Cette nouvelle modestie, frappée au coin de la vigilance, de l’exigence de justice et de l’effort de recourir de façon seulement exceptionnelle aux armes, fait aujourd’hui la nouvelle carte d’identité diplomatique de l’Amérique.

 

Nous entendons par mondialisation des destins, la prise de conscience concrète et empathique de l’impact des drames de toute société du monde sur toutes les autres : impact écologique de l’industrialisation des puissances économiques de la planète ; impact social et migratoire des grands conflits militaires sur l’équilibre démographique des Etats ; impact économique des effondrements entrepreneuriaux sur l’équilibre des nations autrefois polarisées par l’horizon idéal du plein emploi ; impact politique des violations délibérées des droits de l’Homme sur le fonctionnement de la justice internationale ; impact des politiques d’armement nucléaire sur l’équilibre géostratégique planétaire, etc. Nous sommes entrés pour ainsi dire dans un monde ou chaque petite cause peut générer de grandes conséquences.  Il reste à savoir ce qui a d’une part rendu possible un tel monde, et d’autre part, ce qui résiste à la prise en charge d’un tel monde. Or justement, la disparition  problématique du dictateur Bongo en Afrique centrale illustre bien la résistance du vieux monde de domination aveugle que l’élection d’Obama révèle dans toute son obsolescence. Parlons donc de ce monde cynique qui résiste avant de nous focaliser sur la figure de précurseur de Jackson pour la mondialisation actuelle des destins.

 

 

II Bongo, l’anti-héros archaïque : une vision étroite du monde

En effet, la mondialisation des destins doit mettre fin aux hommages à la bêtise humaine. Voici, avec Albert Bongo, alias Omar Bongo, alias Omar  Bongo Ondimba, le genre d’individus qui auraient dû constituer un non-événement pour l’Histoire. Ce petit commis des postes du Gabon français, ex-soldat de l’armée coloniale française, est arrivé à 32 ans, avec le soutien armé et cynique de la puissance d’exploitation française, à la tête de l’Etat gabonais « indépendant », qui s’est révélé être un vassal des multinationales pétrolières, minières et forestières du grand capitalisme français. Entré dans l’Histoire par la petite porte des lâches qui livrent leur peuple et leurs terres aux appétits voraces des plus puissants de la planète, Bongo, comme ses voisins Biya, Ahidjo, Sassou, Mobutu, Bokassa, Déby, et consorts est l’emblème même du personnage archaïque que la mondialisation des destins doit rendre progressivement incompatible avec l’exercice de la moindre responsabilité politique de premier plan. 

 

Comment comprendre que dans un monde où l’on célèbre l’ascension démocratique et légitime d’un Obama ou le talent irréductible d’un Jackson, on ose proclamer dans les rues de Libreville, la « gloire immortelle » d’ un homme dont la fortune personnelle extorquée aux deniers publics suffirait à éteindre la pauvreté affligeante de 70% de ses compatriotes ? Et dans la même veine, le dictateur Biya, à qui les tripatouillages de Sa Constitution ne suffisent pas à garantir une éternité, s’apprête à donner à son médiocre prédécesseur les obsèques nationales qu’ils ne mériteront jamais tous les deux tant que les véritables héros fondateurs du Kamerun n’auront pas eu tous les honneurs prioritaires qu’on leur doit toujours. Laisserons-nous des contre-héros de la pire facture procéder au lavage de mémoire des peuples africains ?

 

Que mal nous en prenne !
 Aux antipodes absolues de Barack Obama, enfant de la démocratie américaine, et de Michaël Jackson, fils du génie artistique, fils de l’Art, qui emprunte avant Obama, la voie royale du self-made man qui fait encore aujourd’hui l’une des plus grandes merveilles de l’aventure séculaire américaine, Bongo représente l’archaïsme négatif de la politique internationale. Le pouvoir des ténèbres, du mensonge, du vol et du crime.  Le pouvoir du petit cercle immonde des marchands d’âmes innocentes. Bongo, comme tous ses pairs choisis par cette même puissance tutélaire françafricaine qui ose donner des leçons électorales à l’Iran, n’a jamais été élu en contexte de concurrence politique, encore moins de transparence et de respect du verdict des urnes. Il n’a par lui-même manifesté que de piètres qualités de politique rusé, habile à acheter et manipuler les consciences, à les persuader plutôt qu’à les convaincre.

 

Et quand on va jusqu’à lui reconnaître une grande générosité, on oublie très facilement qu’il est facile d’être très généreux avec l’argent qu’on n’a pas travaillé ni mérité, mais pompeusement et copieusement détourné au vu et au su de tous, et au détriment des plus vulnérables.  Non, Bongo n’est ni un fruit de l’élection populaire comme Obama, ni le fruit de l’élection par le génie comme Michael Jackson. Bongo, c’est le héros des lâches qui gouvernent la majorité des peuples africains par l’arbitraire abject. Et ses souteneurs se reconnaissent à cette funeste passion, par-delà toutes les arguties.

 


La mondialisation des destins va cependant en nous rassurant sur la disparition programmée de ces dinosaures politiques qui spolient, violent, pillent et affament les peuples à travers le monde, croyant le monde aussi petit que leur vacuité morale. Un exemple, encore venu d’Amérique, cette terre des grands ensemencements anthropologiques, illustre bien ce point de notre propos. L’administration Obama, dans son orientation décidée pour la transparence de la gouvernance américaine et internationale, a dressé une liste édifiante d’officiels camerounais détenteurs de sommes faramineuses et injustifiables dans les banques américaines en ce mois de juin 2009.

 

 Ces pillards frénétiques, dont les noms se rapprochent en cercles concentriques du cœur du pouvoir néocolonial camerounais dont Paul Biya est le nœud, précèdent de futures et bien plus fournies listes de criminels en cols blancs africains qui seront livrés aux exigences de la justice internationale, avant que leurs derniers remparts nationaux ne s’écroulent sur leur insignifiance structurelle. Tant que le monde était un conglomérat d’îlots humains séparés les uns des autres par des obstacles tant naturels, sociaux, économiques, politiques que culturels, des personnages aussi banals que Bongo pouvait coexister tranquillement face à des sommets comme Obama ou Jackson. La donne a sérieusement changé.

 


Un crime, un rapt, un vol, un détournement, un événement quelconque sont pratiquement accessibles de n’importe quel bout du monde à la quasi-vitesse de la lumière. Ainsi, la mondialisation des destins pourrait rendre le monde très petit pour nos gangsters pseudo-démocrates qui avaient fait de leurs pays des villages sous enclos insonorisés. Désormais, c’est  le grand sus aux hurluberlus soi-disant sages de l’Afrique qui se sentent davantage en sécurité sur les bords du lac Léman en Suisse, dans les villégiatures de Monaco et de Baden-Baden  que dans les rues populaires de Yaoundé, Libreville, Ndjaména ou Bangui qu’ils martyrisent.  Dès lors comment désespérer de voir tous ces grands dictateurs aux petits pieds  bientôt boutés dans les annales- et les anales- de l’Histoire ? C’est seulement au prix d’un tel nettoyage politique que nous bénéficierons de l’œuvre de précurseur de Michael Jackson sur notre proche avenir. Car quels sont les hommes qui ont fait monde avant que le monde ne se mondialise ?

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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 22:21

    

Par : administrateur

 

Pendant que les gabonais s’attendaient à une lueur d’espoir, ils ne sont, heureusement pas, surpris de constater les insuffisances et la peur qui habite madame la présidente par intérim, quand à la prise en  compte de leurs rêves , qui sont aujourd’hui ,de voir apparaître de nouvelles têtes ,de nouvelles personnes ; d’autres cadres, car il y en a bien d’autres, capable d’ organiser des élections sérieuse et  transparente pour ce beau pays qu’est le Gabon .L’histoire nous apprends  , qu’on ne change pas une équipe qui gagne .Bien . En effet, la composition de l’actuel gouvernement respecte parfaitement cette logique la logique de la continuité ,scénario  pourtant prédit et décrié par les populations qui sont las de vivre dans la boue ; la détresse le désespoir. Les membres de l’actuel –ancien gouvernement , auraient peut être eu mieux à faire   en donnant au peuple l’illusion d’un changement ,en faisant semblant de réduire le nombre par exemple,tellement ils sont nombreux ,pour un million trois cent mille gabonais à   peine ,pour des budgets de mille milliard et plus depuis 41 ans, mais hélas, ils sont obnubilés par le pouvoir ,aussi mal exercé soit-il .

     Nos anciens – nouveaux dirigeants ont pour habitude depuis quarante deux ans, de prendre à témoin la communauté nationale et internationale lorsqu’un gabonais normal ;  un gabonais n’étant pas de leur cercle mystique,  ose revendiqué des droits, eut égard à leur mission, qui est d’assuré le bien être des populations la préservation et la garantie de leurs droits .

 

    Cette fois il y a lieu que la population gabonaise prenne à témoin la communauté planétaire.

Le défunt président à laissé derrière lui des revendications posées par les syndicats ; la société civil ,les populations.Des revendications qui date de 41 ans.Cette situation a été vécu par l’ancien - actuel gouvernement , car ce gouvernement a des membres qui y siègent depuis toujours. .Nous espérons que cet actuel - ancien gouvernement ne nous brandiras pas une fois de plus, les mêmes techniques que nous connaissons depuis quarante et un  ans, du genre « nous venons d’arriver laissé nous le temps de nous installer ».ceux-ci doivent à mon avis régler une partie des problèmes, afin de faire renaitre l'espoir,pour motiver les populations à aller aux urnes.

     Le peuple gabonaise  prend à témoin la communauté planétaire, sur le fait qu’un peuple n’est pas seulement utile pour voter ; voter qui ?  les mêmes qui nous affames  nous tortures ;

 constatent notre existence rien que le jour des élections ?  non il serait temps ;

-         que l’enfant gabonais naisse dans de bonnes conditions c’est à dire sur un matelas et non pas à même le sol, car c’est le cas ;

-          que le jeune gabonais fréquente dans des écoles aux normes acceptables par l’UNESCO, qui d’ailleurs à ce sujet, ferme les yeux depuis quarante deux ans sur la qualité de l’enseignement ;

-          que l’étudiant gabonais bénéficie d’une véritable formation ; qu’il est de véritable perspective d’avenir  ;

-         que le travailleur gabonais s’en sorte avec un salaire adapté au coup de la vie, au lieu de faire les poubelles, car tel est le cas pour beaucoup ;

-         que la justice fasse sont travail librement en mettant en prison les véritables voleurs  les véritables hors la loi ,et non le voleurs de sardines, car ne vole une sardine que,celui qui a faim ,mais le voleur de milliard lui ,le fait par méchanceté car il ne s’en servira jamais, sauf le mettre dans des comptes en EUROPE pour qu’à son décès les européens en fasse usage ; il serait temps :

-          que le gabonais puisse visité aisément le pays du nord au sud de l’est à l’ouest sur des routes dignes de notre sous-sol.

    Il faut dorénavant, que cette espèce d’élite actuellement au pouvoir, parvienne à intégré le fait qu’avant et après leur génération, le Gabon existera .Alors , il serait temps que ce beau monde qui, incarne une gestion chaotique de la chose publique, sache que, les institutions de la REPUBLIQUE GABONAISE , ne sont pas leur propriété, afin que naisse enfin, une véritable nation

    Sachez également qu’une véritable nation, ne se battit pas grâce aux bwitistes  aux rosicruciens aux franc-maçon  et autres ndjobistes qui la compose mais grâce à des routes des hôpitaux, des écoles et des  citoyens bien formés en terme d’éthique et de gestion de la chose publique .

     Le peuple gabonais vous regarde et ne se laissera pas faire.

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